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Affaire Greensill : les bureaux de Credit Suisse perquisitionnés

Publié le 4 oct. 2021 à 17:46Mis à jour le 4 oct. 2021 à 18:10

Les ennuis continuent pour Credit Suisse. Les bureaux de la banque à Zurich ont été perquisitionnés la semaine dernière et des documents ont été confisqués dans le cadre d’une enquête de la police suisse sur les fonds liés à Greensill.

La fintech spécialiste de l’affacturage inversé plaçait ses créances sous forme de titres dans des fonds, que la banque suisse commercialisait ensuite auprès d’investisseurs institutionnels en les qualifiant de peu risqués.

Publicité trompeuse

Depuis la chute de Greensill en mars dernier, sur environ 10 milliards de dollars de fonds liés à la fintech, Credit Suisse a réussi à en récupérer moins de 7 milliards. Il manque toujours près de 3 milliards de dollars à l’appel.

Le procureur général du canton de Zurich a ouvert une enquête pénale visant à savoir de quelle manière les fonds liés à Greensill ont été gérés et commercialisés auprès des investisseurs. Le but semblant être de déterminer si ces derniers ont été floués.

Credit Suisse a commercialisé ces fonds comme des investissements très sûrs, car les créances de Greensill étaient adossées à des factures généralement payées en quelques semaines. Mais au fur et à mesure, la fintech a accepté d’adosser ces créances à des factures futures, qui n’ont plus été payées.

Cette enquête fait suite à une plainte déposée en avril par le Secrétariat d’Etat suisse à l’économie (SECO) pour violation de la loi contre la concurrence déloyale, qui régit notamment les questions de publicité trompeuse ou mensongère. Un porte-parole du ministère public de Zurich a confirmé à Bloomberg qu’une procédure avait été ouverte à l’encontre d’un « représentant » de Greensill et de « personnes inconnues ».

« Moment critique »

Bien que Credit Suisse ne soit pas visé directement par l’enquête, les documents saisis pourraient aider le procureur à déterminer si celle-ci doit se poursuivre et qui mettre en accusation. En effet, le fait que l’enquête soit dirigée contre des « personnes inconnues » lui donne une plus grande marge de manoeuvre pour mettre d’autres individus ou institutions en accusation au fur et à mesure de l’avancée des investigations.

« Credit Suisse coopère pleinement avec les autorités et ne fera, pour l’instant, aucune autre déclaration à ce sujet, car il s’agit d’une enquête en cours », a déclaré la banque dans un communiqué.

Sous le coup d’autres enquêtes liées à Greensill puis au scandale Archegos , la banque helvète a déjà dû remanier son organisation en profondeur et peine à remonter la pente. Son nouveau président du conseil, Antonio Horta-Osorio, a déclaré la semaine dernière que la banque se trouvait à un « moment critique ».

Source : les echos

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