Placement

Au premier semestre, les résultats de Crédit Mutuel Alliance Fédérale divisés par deux

Publié le 30 juil. 2020 à 18h02Mis à jour le 30 juil. 2020 à 18h46

Potion amère pour Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CMAF). L’entité qui regroupe treize des dix-neuf fédérations de Crédit Mutuel ainsi que le CIC a vu son résultat net pratiquement divisé par deux (-47,7 %) à 857 millions d’euros, à l’issue du premier semestre, selon des chiffres publiés jeudi soir.

Un résultat net consolidé en recul de 45,9 % pour Crédit Agricole Ile-de-France

Les résultats du groupe mutualiste sont un bon baromètre de l’activité de détail, alors que l es grandes banques cotées s’apprêtent, vendredi puis lundi, à dévoiler leurs performances du trimestre .

Autre indicateur pour le « retail », Crédit Agricole Ile-de-France (la plus grosse Caisse régionale du groupe Crédit Agricole) a publié jeudi un résultat net consolidé du semestre de 82,1 millions d’euros, en recul de 45,9 %.

En cause, bien sûr, les effets économiques de la pandémie de Covid-19 et de la période de confinement. Ils touchent les comptes de CMAF sous deux angles : l’activité a tourné au ralenti – de façon plus ou moins marquée selon les métiers – provoquant une chute des revenus de 679 millions d’euros (-9,8 %), à 6,86 milliards d’euros.

Dans le même temps, le coût du risque a plus que doublé (+584 millions d’euros), à 1,046 milliard d’euros ce qui affecte mécaniquement le résultat.

Il s’agit principalement de provisions passées pour des risques « non avérés » , en anticipation de possibles difficultés futures. « Dans un contexte d’incertitude économique et sociale, Crédit Mutuel Alliance Fédérale fait le choix de la prudence », précise le groupe.

« Actualisation » du plan stratégique

Reste que le risque « avéré » n’est pas non plus anodin, en progression de 119 millions d’euros sur un an (+21,4 %). Au total, le taux de créances douteuses reste encore quasiment stable (à 3,04 % du portefeuille de prêts).

Sur le plan de l’activité, la banque de détail – qui représente 70 % des revenus des métiers opérationnels du groupe – n’a pas démérité : certes, elle supporte la majorité des nouvelles provisions, mais enregistre une chute limitée de son produit net bancaire (PNB), de 2,5 % à périmètre constant.

De plus, la machine à prêter a tourné à plein régime – mais sans forcément générer de revenus immédiats – avec l’octroi de prêts garantis par l’Etat qui ne seront remboursables qu’au printemps 2021, et la mise en place de moratoires sur les prêts existants.

Dans ce groupe, qui a inventé le modèle de bancassurance dans les années 1970, l’activité d’assurance – où les métiers de banquier et d’assureur viennent se compléter – a vu son activité fondre de 36,3 % au cours du trimestre, le confinement ayant entraîné « un fort ralentissement des ventes de contrats d’assurance et un repli significatif de la collecte d’épargne ».

Vraie bonne nouvelle du semestre, la banque privée a vu ses revenus et son résultat bondir, l’activité de gestion restant soutenue pendant le confinement.

Résilient, le groupe se dirige toutefois vers une « actualisation » de son plan stratégique au cours du second semestre. Sans plus de détail, il annonce d’ores et déjà son intention « d’amplifier » ses choix stratégiques « reposant sur l’exigence de proactivité, simplicité, efficacité et modernité ».

Source : les echos

Autres articles à lire

Le matelas de cash des Français a explosé pendant le confinement

administrateur

Prêts garantis : Bercy veut apporter de la visibilité aux entreprises

administrateur

La ruée des grandes entreprises sur le marché obligataire

administrateur

La dette des entreprises françaises s’approche des 2.000 milliards d’euros

administrateur

Coronavirus : pour éviter une pénurie, Trump ordonne aux producteurs de viande de rester en activité

administrateur

Le Dax prépare la sortie de Wirecard

administrateur