Placement

Banque d’affaires : Lazard mise sur les restructurations

Publié le 31 juil. 2020 à 18h00Mis à jour le 31 juil. 2020 à 18h20

De l’intérêt d’avoir une activité diversifiée. Avec la pandémie de coronavirus qui a donné un sévère coup de frein aux opérations de rachats entre entreprises, Lazard compte profiter de son expertise dans les restructurations financières pour faire tourner sa boutique. Au deuxième trimestre, l’activité de conseil « dans les fusions-acquisitions a chuté mais celle dans les restructurations a fortement progressé », a indiqué vendredi le directeur financier de Lazard, Evan Russo, lors d’une conférence avec les analystes financiers.

La banque, qui conseille le Liban en faillite et vient d’achever la gigantesque restructuration du fournisseur d’énergie californien PG & E, intervient désormais sur des dépôts de bilan accélérés par la pandémie, de la mode (Macy’s, JC Penney…) au secteur pétrolier (Pioneer Energy, Premier Oil…). « Historiquement, l’activité restructuration représente une fourchette de 10 % à 40 % dans les périodes de récessions profondes. Nous sommes prêts pour être dans le haut de cette fourchette », a expliqué Evan Russo.

Nouvelles opérations

Dans la gestion d’actifs, l’autre grand pilier d’activité à côté du conseil financier, « la diversification de nos plateformes d’investissement et de nos clients au niveau mondial continue d’offrir une base solide pour la croissance à long terme », assure de son côté le PDG de la banque, Ken Jacobs .

Au global, la pandémie a tout de même entamé les revenus. Au deuxième trimestre, marqué par un recul du PIB américain de 9,5 % aux Etats-Unis et de 12,1 % dans la zone euro, les revenus opérationnels de Lazard ont chuté de 14 % sur un an, à 543 millions de dollars, pour un résultat net ajusté de 75 millions de dollars, en recul de 12 %.

Sur l’ensemble du premier semestre, les revenus opérationnels ont chuté de 12 % par rapport au premier semestre l’an dernier, à 1,1 milliard de dollars, et le résultat net de 26 %, à 142 millions de dollars.

Alors que les financements sont disponibles dans des marchés rassurés par l’intervention des banques centrales, l’activité dans les fusions-acquisitions « dépendra de la confiance dans les perspectives » des secteurs concernés, estime maintenant Ken Jacobs. Dans les fusions-acquisitions, les opérations interrompues au début du confinement ont repris, et de nouvelles opérations ont commencé ces dernières semaines, a-t-il indiqué.

Et s’il est « difficile de généraliser les tendances à partir de quelques semaines ou mois d’activité », l’Europe pourrait redémarrer plus rapidement que les Etats-Unis, dont la gestion de la crise sanitaire est plus erratique. Alors que les salariés sont revenus travailler au bureau en Europe, ceux en poste aux Etats-Unis travaillent d’ailleurs encore pour l’essentiel à distance.

Source : les echos

Autres articles à lire

Bond du contrôle des investissements étrangers en France

administrateur

La dégradation de la situation des entreprises françaises les plus endettées s’accélère

administrateur

Au Japon, l’ancien «baron» français du bitcoin Mark Karpelès révolté contre sa peine de prison avec sursis

administrateur

En avril, la collecte du Livret A a atteint un record en dix ans

administrateur

La descente aux enfers de la livre libanaise

administrateur

Fitch dégrade la note de l’Italie à un cran de la catégorie à risque

administrateur