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BlackRock s’autorise officiellement à investir dans le bitcoin

Publié le 22 janv. 2021 à 7:38

Après des mois d’interrogations sur la stratégie de BlackRock dans les cryptomonnaies, le doute n’est plus permis. Le premier gestionnaire d’actifs mondial a inclus des produits dérivés du bitcoin dans la liste des actifs éligibles à deux de ses fonds d’investissement. L’information figure dans une mise à jour des prospectus de ces produits, enregistrée mercredi auprès de la SEC, le régulateur américain des marchés financiers.

L’initiative semble être la première déclinaison pratique de l’intérêt croissant de BlackRock pour les cryptomonnaies. Il y a quelques semaines, une offre d’emploi du groupe pour le recrutement d’un nouveau spécialiste de la technologie blockchain avait affolé la planète crypto . Fin 2020, Larry Fink, le patron de BlackRock, avait également acté le poids croissant du bitcoin et son intérêt comme monnaie alternative au dollar… malgré son caractère spéculatif. Après avoir franchi la barre des 40.000 dollars au début du mois, la reine des cryptomonnaies s’échangeait jeudi autour de 31.000 dollars.

Veto de la FCA britannique

Désormais, BlackRock pourra recourir, parmi d’autres instruments de couverture, à des dérivés sur bitcoin de type « futures » dans son véhicule obligataire BlackRock Strategic Income Opportunities et dans un produit diversifié, BlackRock Global Allocation Fund. Les « futures » sont des contrats à terme qui anticipent les variations futures d’un actif sous-jacent en achetant une quantité donnée d’un actif sous-jacent avec une date d’échéance et un prix fixé à l’avance. Soucieux de préserver sa réputation, BlackRock investira uniquement dans des dérivés négociés sur les marchés autorisés par la Commodity Futures Trading Commission(CFTC). Ces produits n’en gardent pas moins leur caractère spéculatif et risqué, accentué lorsqu’ils sont investis dans des cryptoactifs, par essence très volatils.

Ce type de cocktail n’est pas du goût de certains régulateurs. Notamment lorsque les dérivés adossés à ces nouveaux actifs ne sont pas dilués dans des fonds, mais vendus en direct aux investisseurs, soit la formule la plus fréquente aujourd’hui. Au Royaume-Uni, la Financial Conduct Authority (FCA) interdit depuis le 6 janvier la vente de dérivés sur cryptoactifs aux particuliers pour leur éviter des « pertes soudaines et inattendues ».

Deux fonds cryptos en France pour les pros

En France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) ne fait pas de commentaires sur la vente de ce type de produits aux épargnants. Depuis 2018, elle oblige les sites de produits dérivés sur cryptomonnaies à obtenir un agrément et leur interdit la publicité par voie électronique. Elle met aussi régulièrement en garde les épargnants contre des courtiers et fournisseurs non autorisés à vendre des cryptoactifs dans l’Hexagone. Du côté des fonds, seuls deux véhicules agréés en France sont investis en cryptoactifs et réservés à la clientèle professionnelle, selon nos informations. De leur côté, les fonds grand public ont accès à une liste limitée de sous-jacents, en matière de dérivés.

Source : les echos

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