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Crédit immobilier : les taux restent au plus bas

Publié le 12 oct. 2021 à 16:35Mis à jour le 12 oct. 2021 à 16:58

La situation reste des plus favorable en ce qui concerne les taux d’emprunt offert par les banques pour l’acquisition d’un bien immobilier. Selon l’Observatoire crédit logement/CSA, au troisième trimestre, les emprunteurs ont bénéficié d’un taux moyen de 1,05 %, équivalent au niveau du trimestre précédent. Autrement dit, les taux restent à leur « niveau le plus bas jamais constaté jusqu’alors », souligne l’Observatoire.

A ce niveau, les taux d’emprunts tombent même sous l’inflation, qui s’établit aujourd’hui à 1,25 %. Crédit Logement /CSA note d’ailleurs que « désormais, plus de 80 % des emprunteurs bénéficient des crédits à des taux inférieurs à l’inflation ». Cependant, cette situation ne sera réellement favorable aux emprunteurs que si elle dure dans le temps et si la courbe des salaires était, elle aussi, entraînée par l’inflation.

Au taux très bas, s’ajoute par ailleurs une durée de prêts toujours plus longue : cette dernière a progressé de trois mois par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 233 mois. La baisse des taux et l’allongement des prêts permettent de compenser la hausse des prix du logement « qui se renforce au fil des mois ».

Depuis les recommandations du Haut Conseil de Stabilité financière (HCSF) en décembre 2019, gravées dans le marbre en 2021, les banques sont en effet tenues de maintenir le taux d’effort (c’est-à-dire le poids des mensualités sur les revenus d’un ménage) en dessous de 35 %.

Haut niveau d’apport

L’Observatoire estime donc que « les banques maintiennent les conditions des crédits octroyés depuis avril dernier à des niveaux exceptionnellement favorables, afin de soutenir la demande de crédits des particuliers. » La baisse des taux et l’allongement des durées d’emprunt qui se poursuivent depuis le début de l’année ont permis de redynamiser la production de crédit après le coup de frein enregistré en 2020, au plus fort de la crise.

Résultat, la production de crédit de crédit sur les neuf premiers mois de l’année est supérieure de 7,7 % à celle de 2020 sur la même période. En revanche, l’Observatoire commence à constater un ralentissement au troisième trimestre : la production entre juillet et septembre de cette année est ainsi en retrait de 7,8 % par rapport au troisième trimestre de l’année dernière.

D’après l’organisme, ce ralentissement est notamment dû à la hausse des apports personnels, aujourd’hui supérieurs de 31 % à leur point bas de 2019. Cette hausse – qui « contrarie la réalisation des projets immobiliers nourris par de très nombreux ménages », juge l’observatoire – est une conséquence de « la mise en oeuvre des recommandations du HCSF.

Les recommandations du HCSF n’ont pas provoqué de tassement dans les volumes de crédits réagit pour sa part la Banque de France, les recommandations devant plutôt infléchir les conditions d’octroi. Selon les derniers chiffres de l’institution, qui portent sur le mois d’août, la production mensuelle de nouveaux prêts immobiliers se maintient à un niveau particulièrement élevé, « nettement supérieur à la moyenne mensuelle sur les cinq dernières années ».

Source : les echos

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