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Crédit Mutuel Alliance Fédérale dépasse ses résultats d’avant-crise

Publié le 29 juil. 2021 à 16:57Mis à jour le 29 juil. 2021 à 17:33

Ne lui parlez pas d’un simple rebond après une année de restrictions économiques. Au premier semestre, Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CMAF) a bien vu son résultat bondir par comparaison à 2020 . Mais surtout, « les performances enregistrées sont supérieures à celles d’avant la crise sanitaire sur l’ensemble des métiers », met en avant la banque.

L’entité qui rassemble 13 des 19 fédérations régionales du groupe Crédit Mutuel a ainsi vu son résultat net part du groupe frôler les 2 milliards d’euros (1,92 milliard), contre 768 millions l’an dernier à la même période et 1,46 milliard en 2019. Sur le plan arithmétique, la recette peut paraître simple : d’un côté, des revenus qui montent, et de l’autre, un coût du risque (montant des provisions servant à couvrir d’éventuels crédits impayés) qui reculent. Mais ces mouvements sont bien sûr plus complexes.

Un point d’inflexion dans le risque

Dans le détail, la banque a ainsi passé 188 millions d’euros « seulement » de nouvelles provisions pour risque de crédit , contre plus d’un milliard l’an dernier. Elle continue donc de gonfler son matelas de sécurité, mais à un rythme bien plus lent. Surtout, le risque paraît arriver à un point d’inflexion, car ces 188 millions d’euros se décomposent en deux : d’un côté, les entreprises plus en difficulté commencent bel et bien à connaître des incidents. L’établissement a dû en effet passer 320 millions de provisions pour couvrir des risques avérés. Dans le même temps, les provisions pour risques « non avérés » (c’est-à-dire en anticipation d’un impayé potentiel) diminuent. Sur ce type de réserves (dites de « niveau 2 »), le groupe parvient à une reprise de provision de 132 millions d’euros.

Porté par la remontée des marchés

Un autre effet d’optique joue dans ces comptes 2021 : les valorisations boursières notamment se sont effondrées l’an dernier, avant de connaître un formidable rebond ces derniers mois. Ces effets de valorisation jouent sur tous les métiers du groupe exposés à ces variations, par exemple en tant qu’investisseur ou au moment de céder un portefeuille.

Ces effets mécaniques ne doivent pas faire oublier la performance commerciale des différents métiers. Ainsi, l’assurance, en raison d’effets de marché, voit ses revenus progresser de 60,2 % sur un an. Mais tout de même « de 2,1 % par rapport au 1er semestre 2019 », note le groupe, à 1,11 milliard d’euros. Au total, le groupe affiche sur la période quasiment 8 milliards d’euros de revenus, en hausse de 5,3 %, par comparaison au premier semestre  2019.

Adhésion en cours

L’activité a bénéficié sur la période « de la croissance enregistrée dans les réseaux bancaires, grâce à une résistance de la marge d’intérêt et une progression des commissions liée à la diversification », précise CMAF. Dans cette logique, l’assurance, la téléphonie , la télésurveillance et les activités immobilières ont nettement accéléré leur conquête client, qui revendique désormais 27,4 millions de clients.

Ces performances devraient encore s’accroître l’an prochain, pour une raison au moins : le rapprochement de CMAF avec la puissante fédération du Nord (Crédit Mutuel Nord Europe, ou CMNE) suit son cours, et doit aboutir le 1er janvier 2022. « Cette adhésion renforcera l’efficacité opérationnelle de l’ensemble des structures du groupe autour des projets de ses clients et contribuera au développement de ce dernier en Belgique et dans la gestion d’actifs », précise CMAF.

Source : les echos

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