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Crédit Mutuel Arkéa : Jean-Pierre Denis sur le départ

Gros flottement chez Crédit Mutuel Arkéa, l’une des principales composantes du groupe Crédit mutuel basé au Relecq-Kerhuon (Finistère). Le président du groupe bancaire – engagé depuis des années dans un rude combat pour tenter de se détacher du groupe Crédit Mutuel – serait sur le départ.

C’est ce qu’affirmait dès jeudi soir le « Télégramme » sur son site internet : selon le quotidien breton, le patron ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat à la fin du mois de mars.

Pour l’heure le groupe ne commente pas « cette rumeur ». Mais aucun démenti n’est intervenu depuis hier soir. « Je pense que c’est crédible », explique un haut dirigeant au sein du groupe Crédit Mutuel, sans commenter davantage.

Dans un mail interne que « Les Echos » ont pu consulter, Arkéa ne dément pas et indique qu’il « ne s’agit pas d’une information communiquée officiellement par le groupe ». Des conseils d’administration des deux fédérations composant Arkéa (Bretagne et Sud Ouest) se tiendront lundi « durant lesquels un point sur la gouvernance sera adressé ».

Pas de démenti

Le départ de Jean-Pierre Denis serait déterminant dans le conflit qui oppose depuis des années Arkéa à la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM), garante de l’intégrité du groupe : côté breton, ce combat a été incarné par un tandem, Jean-Pierre Denis à la présidence, et Ronan Le Moal, le directeur général qui a démissionné du groupe en février 2020 .

Jean-Pierre Denis était devenu moins visible ces derniers mois : il n’a pas pris la parole à l’occasion du lancement du plan stratégique, ni à l’occasion des résultats annuels, ces derniers jours.

En juin 2020, il avait annoncé en interne, selon des sources, son intention de prendre du recul, en s’éloignant des aspects plus opérationnels. Une polémique avait aussi émergé sur un projet d’évolution de gouvernance qui, s’il avait été mené jusqu’au bout, aurait autorisé le versement d’une rémunération variable.

La question de la succession

Sur le plan opérationnel, le groupe est actuellement dirigé par Hélène Bernicot, qui a succédé l’an dernier à Ronan Le Moal comme directrice générale, ainsi que par Anne Le Goff, directrice générale déléguée.

Si le départ de Jean-Pierre Denis se concrétise, c’est aussi la question de sa succession qui va rapidement se poser. « L’enjeu des conseils de lundi, c’est l’arrivée d’un dauphin au conseil d’administration qui pourrait succéder en septembre à Jean-Pierre Denis », explique une source.

Ces doutes sur la gouvernance interviennent alors que le projet d’indépendance d’Arkéa est au point mort : le dossier reste encalminé, sur fond d’interminables échanges avec la Banque centrale européenne (BCE).

L’été dernier, la direction d’Arkéa avait reconnu que les superviseurs avaient le projet « mis sur pause », tout en le maintenant dans le plan stratégique du groupe à horizon 2024.

Le groupe a publié le 25 février dernier des résultats marqués par la crise sanitaire , avec des revenus de 2,1 milliards d’euros (- 6,3 %). Son résultat net accuse un recul de 30 %, à 356 millions d’euros, contre 511 millions d’euros en 2019, une « année exceptionnelle due à la vente de notre filiale Primonial », avait alors précisé Anne Le Goff.

Source : les echos

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