Placement

Delphine d’Amarzit devient la première femme à diriger Euronext

Publié le 18 janv. 2021 à 7:52Mis à jour le 18 janv. 2021 à 7:55

Pour la première fois de son histoire, la Bourse de Paris va être dirigée par une femme. « Delphine d’Amarzit a été nommée présidente-directrice générale d’Euronext Paris et membre du directoire d’Euronext » à compter du 15 mars 2021, annonce, dans un communiqué diffusé ce lundi matin, l’opérateur boursier Euronext.

A 47 ans, cette spécialiste des marchés de capitaux deviendra donc la première femme dans l’histoire boursière à diriger la place parisienne. Une nomination qui intervient à une période où la féminisation chemine à marche forcée dans tous les étages du secteur financier.

Devenu l’un des principaux opérateurs de marchés en Europe continentale, Euronext, qui chapeaute six Bourses européennes (Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Olso), compte déjà deux femmes à la tête de Bourse européennes. Simone Huis in’t Veld dirige celle d’Amsterdam, tandis qu’Isabel Ucha est aux commandes à Lisbonne. Euronext emploie 32 % de femmes (hors Borsa Italiana). Son concurrent britannique, le London Stock Exchange (LSE), a déjà annoncé, en décembre, la nomination d’une femme, Julia Hoggett, pour diriger la Bourse de Londres.

Ancienne conseillère aux finances

Directrice générale déléguée chez Orange Bank, filiale bancaire de l’opérateur télécoms historique Orange, Delphine d’Amarzit a « une connaissance approfondie des marchés de capitaux en Europe et en France », souligne Euronext. Diplômée de l’ENA, elle a assumé diverses responsabilités dans la haute fonction publique, en tant qu’inspectrice générale des Finances d’abord, puis à la Direction du Trésor. En plein coeur de la crise des subprimes, dans son rôle de conseillère pour les finances au cabinet du Premier ministre François Fillon (2007-2009), « elle a notamment participé à la définition de la réponse publique à la crise financière […] », abonde Euronext.

Delphine d’Amarzit rejoint le groupe à « un moment charnière » de sa stratégie de croissance. La première place financière paneuropéenne a encore grossi depuis le rachat effectif de la Bourse d’Oslo en 2019 et s’apprête à finaliser celui de la Bourse milanaise au premier semestre. Elle succédera à Anthony Attia, nommé dans le même temps directeur des marchés primaires et du « post-marché » du groupe. Un axe de développement qui devrait encore s’accroître avec l’intégration prochaine de la structure transalpine.

Devenir « la première infrastructure de marché paneuropéenne »

« Euronext ouvre un nouveau chapitre de son aventure de croissance avec l’acquisition prévue de Borsa Italiana, et le succès de sa récente expansion en termes géographique et d’activités », souligne le patron du groupe, Stéphane Boujnah, cité dans le communiqué. Par conséquent, explique-t-il, « Euronext doit ajuster son organisation pour répondre à son ambition de bâtir la première infrastructure de marché paneuropéenne ».

Depuis sa création il y a 20 ans, Euronext accueille, dans son modèle fédéra, des Bourses indépendantes en Europe et rassemble, au sein de son directoire, les patrons de ces différents marchés locaux. L’opérateur, qui s’est aussi beaucoup diversifié depuis trois-quatre ans autour de la fourniture de données et de services aux acteurs financiers, affiche une santé de fer. Sa capitalisation boursière a été multipliée par quatre en six ans et dépasse désormais les 6 milliards d’euros.

Source : les echos

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