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En pleine pandémie, l’autorité bancaire européenne rappelle l’imminence du Brexit

Publié le 29 juil. 2020 à 18h01

Il n’y a pas que la covid-19 dans la vie des banques européennes. Il y a aussi le Brexit. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’Autorité bancaire européenne (EBA) rappelle en effet que la période transitoire du Brexit arrive à son terme le 31 décembre prochain. Après cette date, les acteurs qui n’auraient pas fait les démarches nécessaires ne pourront plus opérer dans l’Union européenne par le biais de ce que l’on appelle la Libre Prestation de Service (LPS).

Depuis 2018, l’EBA fait régulièrement un point sur la préparation du secteur bancaire au choc du Brexit. Elle avait été contrainte de tirer la sonnette d’alarme face au manque de préparation des banques il y a deux ans, avant, un an plus tard, de mettre l’accent sur la nécessité d’assurer une meilleure protection des dépôts des épargnants européens.

Dans son dernier communiqué, l’autorité bancaire entend lutter avec force contre le risque de recours, par certains acteurs, à des « coquilles vides » basées sur le territoire européen, afin de poursuivre leur activité en Europe.

Ainsi, l’EBA rappelle qu’il est attendu de ces établissements qu’ils « renforcent leur empreinte européenne, notamment les ressources locales, de façon proportionnelle à la taille de l’activité économique pratiquée dans et depuis l’UE ». En outre, ils doivent s’assurer qu’ils disposent « des autorisations appropriées en provenance des autorités compétentes de l’UE, y compris pour leurs succursales existantes déjà actives dans l’UE, et que ces activités soient clairement établies », détaille l’EBA.

Bonne gestion du risque

L’institution craint en outre qu’une mauvaise appréciation de l’ampleur de la tâche par certains acteurs ne provoque un choc dans l’ensemble du secteur, et donc pour de nombreux clients. Il est donc nécessaire que les établissements bancaires se dotent, suffisamment à l’avance, de capacités de gestion du risque « proportionnelles à l’ampleur, à la portée et à la complexité de leurs activités, pour permettre une gestion efficace et efficiente des risques qu’ils génèrent ».

L’EBA met également l’accent sur le secteur du paiement et de la monnaie électronique pour lesquelles « les plans de mise en conformité sont particulièrement importants ». En outre, l’autorité met en garde contre les acteurs qui effectueraient leur demande d’autorisation tardivement : ils ne seraient en effet pas assurés de l’obtenir avant le 1er janvier 2021 et tomberaient dans l’illégalité.

Source : les echos

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