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FMI : croissance mondiale à la baisse

© Reuters.

Investing.com – Après les banques centrales et les banques d’affaires, c’est au tour du FMI de revoir ses prévisions sur la croissance économique mondiale.

Le Fonds monétaire international est désormais moins optimiste quant à l’économie mondiale pour 2021, mais voit toujours une croissance raisonnable à moyen terme.

Des perspectives de croissances plus limitées

Dans ses Perspectives de l’économie mondiale, publiées mardi, le Fonds indique qu’il s’attend à ce que le PIB mondial augmente de 5,9% cette année, soit 0,1 point de pourcentage de moins que son estimation de juillet. Pour l’année prochaine, le FMI a maintenu sa projection de croissance mondiale à 4,9 %.

La révision des perspectives pour cette année s’explique par des problèmes de chaîne logistiques dans les économies avancées et par la détérioration de la situation sanitaire dans les pays émergents. « Cette révision globale modeste masque d’importantes révisions à la baisse pour certains pays ».

Pour les pays en développement, les perspectives sont encore plus moroses. « Les perspectives pour le groupe des pays en développement à faible revenu se sont considérablement assombries en raison de l’aggravation de la dynamique de la pandémie. L’abaissement de la note reflète également des perspectives à court terme plus difficiles pour le groupe des économies avancées, en partie en raison des ruptures d’approvisionnement. »

Le FMI a réduit ses estimations de croissance pour les USA cette année d’un point de pourcentage, à 6 %. Les perspectives de croissance de l’Espagne et de l’Allemagne ont également été réduites de 0,5 point de pourcentage chacune, et celles du Canada de 0,6 point de pourcentage.

Au-delà de 2022, le FMI prévoit toutefois un niveau de croissance mondiale modéré de 3,3 % à moyen terme.

La vaccination comme moteur de croissance

Le FMI se dit préoccupé par les différences de rythme de reprise entre les économies avancées et les économies émergentes. Ses estimations montrent que si les économies avancées pourraient dépasser leur niveau pré-pandémique en 2024, les pays en développement, à l’exception de la Chine, pourraient rester 5,5 % en dessous de leurs prévisions pré-pandémiques.

D’après l’institution, cette différence serait le résultat des campagnes de vaccination peu ou pas existantes dans certains pays. « Ces divergences sont une conséquence de la « grande fracture vaccinale » et des grandes disparités dans le soutien politique ».

En effet, les pays avancés comptent le plus grand nombre et la plus grande proportion de personnes vaccinées. « Alors que plus de 60% de la population des économies avancées sont entièrement vaccinés et que certains reçoivent maintenant des rappels, environ 96% de la population des pays à faible revenu ne sont toujours pas vaccinés. »

L’inflation pèse sur la force de la reprise

Les prix à la consommation ont considérablement augmenté au cours des deux derniers mois en raison des perturbations de la chaîne logistique et de la hausse des prix des produits de base, notamment de l’énergie.

Aux États-Unis, les prix à la consommation ont augmenté de 5,4% en juillet par rapport à l’année précédente – soit le plus fort bond depuis août 2008 – avant de se tasser légèrement en août. Dans la zone euro, l’inflation a atteint son plus haut niveau depuis 13 ans en septembre.

Cette hausse de l’inflation a accru la pression sur les banques centrales pour qu’elles resserrent leurs programmes de relance monétaire plus rapidement que prévu. « Les risques d’inflation sont orientés à la hausse et pourraient se matérialiser si l’inadéquation entre l’offre et la demande induite par la pandémie se poursuit plus longtemps que prévu ».

En conséquence, le FMI a averti que, « bien que les banques centrales puissent généralement passer outre les pressions inflationnistes transitoires et éviter de se resserrer jusqu’à ce que la dynamique sous-jacente des prix soit plus claire, elles doivent être prêtes à agir rapidement si la reprise se renforce plus rapidement que prévu ou si les risques de hausse des anticipations d’inflation deviennent tangibles. »

Source : investing

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