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Fusions-acquisitions : huit finalistes pour le prix de la meilleure opération financière de 2020

Exceptionnelle à bien des égards, l’année de pandémie l’a été également, de façon encore plus surprenante, pour les fusions-acquisitions. Rarement le Club des Trente n’a eu à départager des mouvements de croissance externe à la fois d’aussi vaste ampleur et sous-tendue par des logiques stratégiques puissantes.

L’association réunissant les directeurs financiers des grandes entreprises, présidée par Sophie Stabile (Lagardère), décerna le 6 juillet le prix de la meilleure opération financière de 2020. Outre les catégories M&A et financement, le jury, sous la présidence de Jérôme Michiels (Wendel), a ajouté pour cette vingt et unième édition une sélection de levées de fonds.

Revue de détail des huit nominés et de leurs conseils pour ce prix parrainé par Mazars, Deloitte, Cleary Gottlieb, Brandford Griffith et HEC, en partenariat avec « Option Finance » et les « Echos ».

Catégorie Fusion-Acquisition

Alstom, acquisition de Bombardier Transport (Rothschild & Co, Société Générale). Le fabricant du TGV devance Siemens en prenant la deuxième place mondiale de l’équipement ferroviaire avec cette emplette à 5,5 milliards d’euros, révisée en baisse par rapport à la fourchette initiale.

LVMH, acquisition de Tiffany (Citi, JP Morgan). Le numéro 1 mondial du luxe est devenu le leader de la joaillerie avec cette transaction de 13,7 milliards d’euros – la plus importante de l’histoire du secteur par son montant – sur la marque iconique de la Cinquième Avenue.

Création de Stellantis (Messier Maris, Morgan Stanley, PWP pour PSA, Bank of America, Barclays, Citi, Goldman Sachs, JP Morgan, UBS pour FCA). La fusion à 50-50 de Peugeot-Citroën S.A et Fiat Chrysler, pesant au moment de sa finalisation pas loin de 40 milliards, doit générer 5 milliards d’euros de synergies par an d’ici cinq ans, un objectif jugé prudent par le marché.

Worldline-Ingenico (Morgan Stanley, Cardinal Partners). L’ancienne filiale d’Atos s’est maintenue dans la course à la consolidation du métier des paiements avec une OPA amicale de 9,9 milliards d’euros sur le leader des terminaux, soit une valorisation de 15 fois l’Ebitda estimé de 2020.

Catégorie Financement

Schneider Electric, émission d’obligations convertibles avec prime de performance durable (Barclays, BNP Paribas, Citi, Société Générale). Cette première mondiale, d’un montant de 650 millions à 5,6 ans reposant sur trois indicateurs (climat, égalité, formation), a suscité 2,2 milliards de demande, et abouti à un rendement négatif de 1,33 % par an, l’un des plus bas jamais obtenus par le groupe.

Alstom, financement de l’acquisition de Bombardier Transport (Bank of America, CACIB, HSBC, Société Générale). L’augmentation de capital de 2 milliards d’euros, sursouscrite 1,7 fois, constituait la plus grande opération en France depuis 2016 dans un contexte de croissance externe. Elle s’accompagnait de deux augmentations de capital réservées aux canadiens CDPQ (2,6 milliards) et Bombardier (500 millions) et d’une émission obligataire de 750 millions.

Catégorie Levée de fonds

Kinéis, levée de 100 millions d’euros (Edmond de Rothschild Corporate Finance). La pépite toulousaine du spatial a reçu le soutien notamment de CLS (CNES), bpifrance, l’Ifremer, Thales, BNP Paribas, CELAD, Hemeria et Ethics Group pour financer une constellation de nanosatellites dédiée à l’internet des objets.

EcoVadis, levée de 200 millions de dollars (GP Bullhound). CVC Growth Partners, la franchise « growth equity » de CVC Capital Partners a investi 180 millions d’euros dans la plateforme de notation de la responsabilité sociétale et environnementale des PME, l’une des plus importantes réalisées sur le marché de la RSE.

Source : les echos

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