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Hausse en vue à Wall Street, l’optimisme sur l’économie l’emporte Par Reuters

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENT À MI-SÉANCE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street devrait ouvrir en hausse et les Bourses européennes progressent vendredi à mi-séance, les investisseurs retrouvant de l’appétit pour les actifs risqués en cette fin de semaine malgré la crainte toujours présente d’une accélération de la propagation du coronavirus.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse d’environ 0,8%.

À Paris, le gagne 1,17% à 5.016,93 points vers 11h25 GMT. À Francfort, le reprend 1,01% et à Londres, le s’octroie 1,29%.

L’indice paneuropéen avance de 1%, l’ de la zone euro de 1,22% et le de 0,88%.

Au lendemain d’une séance marquée par la prudence, les investisseurs privilégient de nouveau les signes positifs d’une reprise de l’économie, avec par exemple le rebond historique de 12% des ventes au détail britanniques, plutôt que sur les incertitudes liées à la résurgence de l’épidémie aux Etats-Unis et en Chine ou les tensions commerciales entre Pékin et Washington.

Donald Trump a en effet annoncé jeudi qu’il n’excluait pas de rompre les lien avec la Chine, des propos qu’ont regretté les autorités chinoises.

En l’absence d’indicateur majeur dans l’après-midi, les investisseurs suivent avec d’autant plus d’attention la réunion du Conseil européen sur le plan de relance de 750 milliards d’euros proposé par la Commission européenne.

Toutefois, le marché ne s’attend pas à une annonce décisive ce vendredi.

“De notre point de vue, la perspective évoquée d’un accord en juillet prochain reste un scénario particulièrement optimiste, sachant au demeurant qu’il n’y a aucune pression exercée par le marché sur les chefs d’Etat et de gouvernement pour agir vite, du fait de l’action décisive de la Banque centrale européenne”, ont déclaré les économistes de Saxo Banque.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne que leur économie subissait une “chute spectaculaire” et les a appelés à agir pour favoriser la reprise, a-t-on appris vendredi de plusieurs sources.

VALEURS EN EUROPE

Parmi les plus importantes hausses sectorielles, les compartiments défensifs de la pharmacie, de l’alimentation et des boissons et les services aux collectivités gagnent entre 1,35% et 1,97%.

L’indice Stoxx du pétrole et du gaz (+1,08%) s’octroie la plus forte progression sectorielle grâce à la hausse des cours du baril.

En tête du CAC 40, Schneider Electric (PA:) gagne 2,6%, devant Orange, LVMH (PA:) et Dassault Systèmes (PA:) qui prennent entre 2,3% et 2,6%.

De loin la plus forte baisse du Stoxx 600, Wirecard dégringole de 39,26% après avoir déjà chuté de 62% jeudi. Le groupe allemand de services de paiement n’exclut pas d’avoir été victime d’une “fraude dans des proportions considérables” après avoir repoussé jeudi la publication de ses comptes 2019 faute d’une validation par le cabinet d’audit EY (Ernst & Young).

L’Italien GVS, spécialisé dans les technologies de filtration, bondit de près de 20% pour sa première séance de cotation à Milan, un succès qui constitue un signal encourageant pour le marché européen des introductions en Bourse, mis à mal par la crise du coronavirus.

CHANGES

L’euro est inchangé à 1,1198 dollar en attendant l’issue de la visioconférence entre les dirigeants européens sur le plan de relance post-coronavirus.

Après avoir brièvement profité de la hausse plus forte qu’attendu des ventes au détail britanniques, la livre sterling repart à la baisse en raison de la hausse historique de l’emprunt public et de l’envolée de la dette du Royaume-Uni à 1.950 milliards de livres en mai, soit plus de 100% du produit intérieur brut du pays pour la première fois depuis 1963.

La livre évolue au plus bas depuis le début du mois contre le dollar et l’euro,.

Le dollar est en légère hausse face à un panier de devises de référence (+0,09%), proche du plus haut de deux semaines atteint la veille.

TAUX

Les rendements obligataires de référence de la zone euro évoluent sans grand changement, les investisseurs obligataires attendant surtout de voir sur quoi débouchera le Conseil européen du jour.

Celui du Bund allemand à dix ans s’affiche à -0,414%, son équivalent français à -0,0812%.

Le dix ans américain, lui, reprend près de trois points de base à 0,723% après en avoir cédé près de quatre jeudi.

PÉTROLE

Les cours du pétrole sont en hausse à la faveur des signes de reprise de la demande et la promesse des pays producteurs de l’Opep+ de respecter les réductions de l’offre. Le et le (West Texas Intermediate, WTI) reprennent autour de 2%, respectivement à 42,26 dollars et 39,76 dollars.

(Edité par Marc Angrand)

Source : investing

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