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Immobilier en régions, avis de pénurie dans les grandes villes

Les prix ont grimpé vite et haut dans certaines métropoles en 2017. Mais les acquéreurs ont du mal à suivre. D’où l’atterrissage en douceur qui se profile cette année.

L’embellie du marché immobilier en 2017 a fortement touché les grandes métropoles. Les acheteurs sont revenus en masse et un phénomène «parisien», inédit jusqu’à présent en province, a vu le jour: la demande, supérieure à l’offre, a créé une pénurie. D’où une poussée sur les prix, marquée fin 2017. «Les ménages qui s’étaient fait souffler une ou deux affaires se sont mis à acheter très vite sans négocier lorsqu’un bien leur plaisait», explique Laurence Rousserie, cogérante d’Orpi Floirac ECI Immobilier. L’an passé, d’après les notaires, le prix médian des appartements anciens a progressé très fortement à Bordeaux (+ 11,7 %), Nantes (+ 6,1 %), Lyon (+ 5,7 %) et Lille (+ 4,9 %). Les hausses ont été plus raisonnables à Rennes (+ 1,9 %) et Marseille (+ 2,3 %). Mais ces moyennes cachent des disparités car «la flambée a été nettement plus conséquente en hypercentre», remarque Mickaël Marchand, directeur d’agences Guy Hoquet à Nantes. Même constat à Marseille: «les prix des beaux biens ont augmenté un peu, mais ils sont restés stables dans les quartiers populaires», explique Jean-Luc Lieutaud, directeur de l’agence qui porte son nom.

Depuis janvier, cette euphorie semble retomber car les acquéreurs hésitent à s’engager à des niveaux de prix trop élevés. Seul souci: dans les grandes agglomérations, les propriétaires sont persuadés que la flambée des prix va durer. Ils mettent en vente à des tarifs trop importants, ce qui commence à gripper le marché. «Lorsque la période est euphorique, il est possible de mettre en vente une maison estimée 250.000 € à 10.000 ou 15.000 € de plus, mais pas de la présenter à 320.000 €», soupire Philippe Descampiaux, directeur des agences Descampiaux-Dudicourt. Premier signe de l’attentisme des acheteurs: malgré des conditions de crédit très favorables, les actifs locaux ont du mal à devenir propriétaires et commencent à reporter leurs projets. Malgré un dynamisme confirmé, l’année 2018 sera donc sans doute celle d’un atterrissage en douceur.

● Bordeaux: un marché en surchauffe

Bordeaux a encore battu des records de hausse des prix l’an passé. D’après les notaires, fin 2017, le tarif médian d’un appartement ancien y était de 3630 €/m2: plus que Lyon, deuxième agglomération de France. L’accélération de la demande, en limite de frénésie, a surtout eu lieu entre septembre et décembre. Aujourd’hui, dans l’hypercentre, «il faut compter autour de 5800 €/m2 pour un 2-pièces avec des travaux, et un peu plus de 6000 €/m2 s’il a été rénové», confie Noëlle Bitoun, directrice de Stéphane Plaza Bordeaux Quinconces. Les grandes surfaces en bon état frôlent les 5000 €/m2. Plus au nord, aux Chartrons, les biens valent 4000 €/m2 en moyenne, comme cette petite échoppe en pierre de 80 m2 vendue à 320.000 €. Dans les quartiers familiaux de Saint-Seurin et de la Croix-Blanche, les maisons en pierre de 180 m2 avec un jardin se vendent jusqu’à 900.000 €, contre 720.000 € en moyenne fin 2016. Le tarif des échoppes de 100 m2 a connu la même inflation: à rafraîchir, elles se négocient de 350.000 à 400.000 €.

Source : le figaro

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