Placement

Intesa Sanpaolo en passe de prendre le contrôle de UBI Banca

Publié le 28 juil. 2020 à 18h35Mis à jour le 28 juil. 2020 à 18h43

C’est l’un des rares projets de mariage en cours entre banques européennes . Et il serait sur le point d’aboutir. Ainsi, plus de 50 % des actionnaires d’UBI Banca – la cinquième banque italienne basée à Bergame – auraient d’ores et déjà accepté la reprise proposée par Intesa Sanpaolo, la plus grande banque de détail du pays.

Selon « Il Sole 24 Ore », mais aussi le Financial Times, un bloc d’actionnaires, initialement opposé au projet, et réunissant 18 % des droits de vote aurait finalement penché en faveur de ce mariage à l’italienne. Ce groupe (« CAR ») uni autour d’un pacte d’actionnaires regroupe de riches familles du nord de l’Italie, des entreprises et des fondations bancaires avait initialement qualifié l’offre d’Intesa d’»hostile et d’inacceptable ».

L’offre d’Intesa devait s’achever mardi soir, mais dans la dernière ligne droite elle a été prolongée de deux jours par l’autorité italienne des marchés. C’est donc jeudi que l’on saura officiellement si Intesa Sanpaolo a réussi son pari et est parvenue à consolider le marché bancaire italien.

Passer la rampe

Signe de sa détermination, le groupe avait récemment relevé son prix de 652 millions d’euros, avec 0,57 euro supplémentaire par action, valorisant UBI à 4,2 milliards d’euros.

Pour passer la rampe, Intesa doit parvenir à rassembler 50 % du capital plus une action. Il serait alors majoritaire, mais l’idéal serait de parvenir à un résultat supérieur à 66,67 %. Il s’agit du seuil nécessaire pour obtenir le contrôle de l’assemblée extraordinaire appelée à se prononcer sur le projet de fusion, écrit « Il Sole 24 Ore ».

Vendredi dernier, l’autorité de la concurrence italienne avait déjà donné un signal favorable : elle avait donné son feu vert à un tel rapprochement à condition que certains actifs soient cédés. Intesa San Paolo s’est ainsi engagé à vendre 532 agences du possible futur ensemble, (dont 31 agences Intesa) qui seraient cédées à un troisième acteur de taille moyenne, à savoir BPER Banca.

Un tel mouvement serait certainement vu d’un bon oeil par la Banque centrale européenne (BCE), qui supervise les grandes banques de la zone euro, et qui – sans se prononcer directement sur le sujet – pointe régulièrement le manque de consolidation du secteur . Début juillet, la BCE a explicité sa doctrine en matière de fusions entre banques. Son objectif : changer la perception du secteur et prouver que la réglementation n’est en rien un obstacle à la consolidation sur le Vieux Continent.

Source : les echos

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