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La production traine, les importateurs mettent la pression Par Investing.com

© Reuters.

Investing.com – Les prix du ont atteint des sommets pluriannuels après que les pays producteurs de pétrole aient choisi de garder le même rythme d’augmentation de l’offre.

En effet, les analystes estiment que la hausse va durer et que les prix du brut pourraient monter vers les 100 dollars le baril.

Une hausse poussée par la décision de l’OPEP+

L’OPEP+, composé des membres de l’OPEP et d’autres pays producteurs comme la Russie, a déclaré lundi qu’ils s’en tiendraient à leur décision initiale prévoyant une augmentation progressive de l’offre de pétrole.

Le cartel a déclaré avoir « reconfirmé le plan d’ajustement de la production » rendu public lors sa réunion précédente. Suite à cela, l’augmentation de ces mois restera la même soit 400 000 barils par jour de plus à mettre sur le marché pour le mois de novembre.

La décision du groupe sur la politique de production était largement attendue, même si certains avaient espéré que la pression exercée par les États-Unis et l’Inde pour maîtriser la flambée des prix du pétrole aurait été suffisante pour persuader le groupe d’augmenter la production davantage.

Un marché en effervescence

PVM Oil Associates affirme que le marché croit fermement à la hausse des prix du pétrole, mais qu’il reste à voir si les fondamentaux suivent. « Le marché est plein de confiance. La question est de savoir si cet optimisme est justifié ou non ».

D’un côté, l’OPEP+ a convenu d’augmenter la production de 400 000 barils par mois jusqu’en avril 2022 au moins, afin d’éliminer progressivement les 5,8 millions de barils par jour de réductions de production existantes. Tandis que l’offre mondiale a été perturbée par l’ouragan Ida et la faiblesse des investissements.

De l’autre, la reprise de la demande mondiale de pétrole après la pandémie a été plus rapide que prévu. De plus, avec l’approche de l’hiver les producteurs d’électricité pourraient se tourner vers le pétrole vu les prix astronomiques des autres sources d’énergie.

La firme estime que le niveau de prix actuel « peut sembler élevé », mais que les prix ne sont « considérés comme inconfortablement élevés que jusqu’à ce que la première vague de froid arrive dans l’hémisphère nord, créant une demande supplémentaire et déclenchant un nouvel accès d’achat ».

L’OPEP sous pression pour réduire les prix

Les pays importateurs, dont les Etats-Unis, ont déjà appelé l’OPEP à augmenter la production de pétrole pour lutter contre la flambée des prix des carburants. L’augmentation des prix du pétrole alimente également les préoccupations relatives à la hausse de l’inflation, qui pourrait faire dérailler la reprise économique.

Capital Economics a reconnu que la pression s’était accrue sur l’OPEP+ pour qu’elle augmente l’offre sur le marché plus rapidement. « Nous pensons que leur refus de le faire signifie que le marché restera déficitaire au quatrième trimestre, ce qui suggère que les prix du pétrole resteront élevés pour au moins le reste de cette année. »

Le pétrole au-delà de 100 dollars ?

Selon la firme, la question la plus importante est de savoir si l’OPEP+ sera à même d’atteindre ces objectifs actuels. « L’OPEP a réussi à réaliser moins de la moitié de l’augmentation prévue de sa production en août, en grande partie à cause des perturbations des opérations en Angola et au Nigeria. Et si la production continue de ne pas atteindre les objectifs du groupe, les prix du pétrole pourraient rester élevés l’année prochaine également. »

Le mois dernier, les analystes de Bank of America (NYSE:) Global Research ont déclaré que la banque pourrait avancer son objectif de prix du pétrole à 100 dollars le baril si les températures sont plus froides que prévu pendant l’hiver. Un hiver plus froid pourrait entraîner une hausse de la demande et creuser le déficit de l’offre.

Goldman Sachs (NYSE:) a également revu à la hausse les prévisions de prix du pour la fin de l’année, les portant à 90 dollars le baril, contre 80 dollars auparavant, en invoquant une reprise plus rapide que prévu de la demande mondiale.

La demande reste une source de risque

Le cabinet de conseil sur les risques Eurasia Group a avancé que « les membres de l’OPEP ne semblent pas considérer la hausse des prix comme un problème critique pour l’instant. Toutefois, le principal exportateur, l’Arabie saoudite, a commencé à réduire son prix de vente officiel à ses principaux clients, ce qui est susceptible d’apaiser les inquiétudes quant à l’escalade des prix à terme du pétrole brut Brent vers ou au-dessus de 80 dollars le baril. »

Du côté de la demande, le cabinet a déclaré que le ralentissement industriel de la Chine, l’effondrement du géant de l’immobilier Evergrande, la pression inflationniste croissante et les perturbations liées au Covid-19 dans le monde entier pourraient miner la croissance de la demande de pétrole au cours des 12 prochains mois.

À court terme, la répétition d’un hiver froid dans l’hémisphère nord « pourrait entraîner des pénuries majeures d’approvisionnement en énergie dans de nombreux grands centres industriels ».

Eurasia Group prévoit que le prix du Brent s’établira à 75 dollars le baril jusqu’à la fin de l’année, avant de retomber à 67 dollars l’année prochaine.

Source : investing

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