Placement

Le bitcoin élargit sa base d’investisseurs

Les conseillers financiers, particuliers fortunés et hedge funds sont les principales catégories d’investisseurs à avoir franchi le pas en plaçant une partie de leur argent dans les cryptomonnaies ou « cryptos ». Plus d’un sur quatre a investi dans le bitcoin (achat en direct ou de produits dérivés comme les contrats à terme) et un sur 10 dans l’Ether .

C’est l’enseignement d’un sondage de Greenwich associates pour le compte de Fidelity Digital assets auprès de 800 investisseurs (conseillers en investissement, hedge funds…), répartis à parts égales entre les Etats-Unis et l’Europe. Le panel ne comprend pas l’essentiel des institutionnels à savoir les fonds de pension, banques, assureurs, gérants d’actifs et fonds souverains. Leur gestion très encadrée et formatée leur interdit pour le moment de s’aventurer sur le bitcoin.

Depuis 2019, les trois principaux freins à l’investissement dans les cryptos monnaies ( volatilité , risque de manipulation des cours, difficultés à les valoriser) ont reculé des deux côtés de l’Atlantique. L’amélioration de la liquidité et le succès du lancement du contrat à terme sur le bitcoin par le Chicago Mercantile Exchange (CME) ont rassuré des investisseurs sur le potentiel de cette classe d’actifs.

Avenir comme monnaie

Selon certains, le bitcoin a un intérêt aujourd’hui en tant que placement car il a un avenir comme monnaie décentralisée, libre de toute intervention gouvernementale et résistante à la censure. C’est la monnaie dénationalisée technologique du XXIe siècle. Pour la majorité des sondés, son intérêt réside avant tout dans ses caractéristiques financières, son indépendance et manque de corrélation avec les autres classes d’actifs.

Dans les 5 prochaines années, davantage d’investisseurs souhaitent investir sur les cryptos, mais pour leur allouer une part modeste de leur portefeuille global, moins de 1 %. Que ce soit en Europe ou aux Etats-unis, 4 sondés sur 10 ont encore une perception négative de ces nouveaux actifs digitaux (manque de régulation, sécurité des actifs, imposition).

Fonds à la traîne

Pour investir dans cette nouvelle classe d’actifs alternative, les investisseurs privilégient un produit financier et fonds investi dans les principales cryptos (bitcoin, ether et litecoin). La majorité d’entre eux (60 %) est prête à confier une partie de son argent à un gérant qui prend des paris sur les marchés. Un sur quatre privilégie un fonds indiciel qui suit passivement les mouvements des grandes cryptos. Une solution bien moins coûteuse. Sur les 5 premiers mois de l’année, un hedge fund spécialisé dans les cryptos a gagné 27,6 % selon Eurekahedge. Le bitcoin a gagné 32 % et l’Ether 68 %. En 2019 quand le cours de la leader des cryptos avait plus que doublé de valeur, un hedge fund sur deux avait délivré une performance qui ne dépassait pas 30 %.

Les fonds spéculatifs sur cette classe d’actifs ont essentiellement comme clients des particuliers fortunés ou des « family office », qui y investissent en moyenne autour 3 millions de dollars, selon PricewaterhouseCoopers. Ces hedge fund ont une soixantaine d’investisseurs, qui payent des frais très élevés, supérieurs à ceux des autres hedge funds.

Source : les echos

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