Placement

Le fonds Apollo dernier candidat au rachat des terminaux Ingenico

Publié le 22 juil. 2021 à 12:24Mis à jour le 22 juil. 2021 à 12:25

Dernière ligne droite pour la vente des terminaux de paiement d’Ingenico. Selon nos informations, il ne reste en lice plus que le géant américain du private equity Apollo pour racheter ce pôle à Worldline.

L es fonds Cerberus et Platinum sont sortis du processus organisé par UBS et BNP Paribas pour le compte du groupe français de solutions de paiements.

Worldline, qui a racheté Ingenico en octobre dernier pour 7,8 milliards d’euros en vue de créer le 4ème acteur mondial des paiements, a engagé une revue stratégique et estimerait la valeur de cette activité de lecteurs de cartes bancaires autour de 2,5 milliards d’euros.

Les négociations, cependant, ne sont pas terminées avec Apollo et le groupe français n’exclut pas non plus de conserver une part minoritaire au capital.

En concurrence avec ses clients

Worldline, qui se refuse à tout commentaire, s’interroge depuis son rachat d’Ingenico sur la nécessité de conserver ou non ces terminaux. Ceux-ci sont toujours plus concurrencés par des acteurs alternatifs comme Sump’UP ou iZettle , et par la montée des paiements mobiles. Ce métier suppose donc d’investir dans les terminaux afin d’accélérer leur numérisation et d’étendre les services.

Au premier trimestre 2021, le chiffre d’affaires de la division Solutions et Services de Terminaux de paiement a accusé une baisse de 16,5 %, à 266 millions d’euros, « dans un environnement difficile en Amérique du Nord et EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) du fait de la pandémie ».

En rachetant Ingenico, Worldline s’est aussi trouvé en concurrence directe avec les clients (1.000, environ) de cette activité de terminaux. Il s’agit de banques, mais aussi d’acteurs comme Worldpay et Global Payment, qui achètent ces lecteurs à Ingenico puis les louent à des commerçants. Ils leurs fournissent un service d’acquisition et de traitement des paiements, métiers que pratique également Worldline. « Aussi ces clients font pression pour que Worldline se sépare des lecteurs », indique un proche du dossier.

Cessions d’actifs

« Dans les services de paiement, Worldline se positionne comme acquéreur et ses concurrents sont des banques… lesquelles sont par ailleurs des clients de l’activité terminaux [rachetée à Ingenico. ndlr]. Il y a donc un certain mélange des genres, pas forcément apprécié des clients bancaires de l’activité terminaux », jugeait également dans une note un analyste de Invest Securities.

La Commissaire européenne à la concurrence avait de son côté identifié un autre problème : la position dominante du nouvel ensemble dans l’acquisition de paiements. Worldline s’est vu contraint de se défaire de filiales dans ce métier. Il s’est conformé à cette demande, avec l’annonce, mi-mai, de la vente de plusieurs entités en Autriche (auprès de Global Payments), ainsi qu’en Belgique et au Luxembourg, auprès de BNP Paribas .

Source : les echos

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