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Les arnaques sur les services financiers continuent de prospérer

Publié le 14 janv. 2021 à 12:04Mis à jour le 14 janv. 2021 à 12:25

Attention aux escrocs. Alors que les Français ont mis de côté des dizaines de milliards d’euros d’épargne en raison de la pandémie et des confinements successifs, les arnaques en tous genres ont elles aussi prospéré avec la crise sanitaire .

Le gendarme français des banques et des assurances a ainsi annoncé mercredi avoir répertorié 1.081 sites ou entités « proposant, en France, des crédits, des livrets d’épargne, des services de paiement ou des contrats d’assurance sans y être autorisés » en 2020, dont pas moins de 361 au dernier trimestre.

Et les fraudeurs ne sont pas toujours faciles à repérer. En effet, « plus de 40 % » de ces propositions frauduleuses « usurpent l’identité d’un établissement ou d’un intermédiaire financier dûment autorisé à commercialiser de tels produits », détaille l”Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans un communiqué.

Une liste « non-exhaustive »

Le superviseur en sait quelque chose. En octobre dernier, il alertait sur l’usurpation de… sa propre identité, de celle de ses dirigeants ou de son personnel, afin d’obtenir des victimes le versement de fonds pour des motifs divers (frais pour déblocage de virements, obtentions de crédits, paiements d’amendes, etc.) ou des informations personnelles.

Cette liste noire répertoriant les escrocs est disponible sur le site de l’ACPR, mais le superviseur rappelle qu’elle n’est pas exhaustive « car de nouveaux sites non autorisés apparaissent régulièrement sur Internet ». L’ACPR invite ainsi les usagers à vérifier systématiquement que leur interlocuteur est autorisé à proposer des produits bancaires ou des assurances.

Elle conseille pour cela de consulter le registre des agents financiers (Regafi), les listes des organismes d’assurance agréés en France ou bénéficiant d’un passeport européen, ainsi que le site de l’Orias, organisme chargé de tenir le registre des intermédiaires en assurance, en banque ou en financement participatif.

Panneaux photovoltaïques, cheptels, conteneurs…

De son côté, en 2020, l’Autorité des Marchés financiers (AMF) avait ajouté à sa liste noire près de 80 adresses de sites non autorisés proposant des investissements dans divers biens. Panneaux photovoltaïques, oeuvres d’art, diamants, bitcoin , forêts, cheptels , vins, champagne, whisky et plus récemment conteneurs, faisaient partie des tendances des propositions d’investissement, les escrocs promettant de gros rendements, financiers ou « en nature ».

La Police nationale et l’ AMF ont signé mercredi un protocole de coopération afin de mieux lutter contre les arnaques financières. En décembre, l’AMF indiquait que, depuis la création, en 2017, de la première liste noire de sites ou acteurs non autorisés à proposer des investissements dans des biens divers, elle avait inscrit pas moins de 324 adresses de sites non autorisés.

Source : les echos

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