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Les banques d’investissement en quête d’un nouveau modèle

Les banques d’investissement seront-elles bientôt de simples plateformes à l’image d’Uber ou Airbnb ? Dix ans après la crise de 2008, qui a bouleversé l’industrie financière, les grands noms de la banque d’investissement en Europe et aux Etats-Unis font un constat commun : l’âge d’or est passé. Depuis la faillite de Lehman, leur part de marché s’est dangereusement érodée au profit d’acteurs non traditionnels.

« Bien que les revenus des métiers de marchés de capitaux aient progressé de 7 % entre 2016 et 2017, les banques d’investissement n’en capturent plus qu’un tiers contre près de la moitié en 2006 », indique une  étude du Boston Consulting Group , pour qui ces dernières n’ont d’autre choix que de repenser leur modèle en s’inspirant d’évolutions en cours dans d’autres industries.

Nouvelles formes de concurrence

C’est à la fois la pression réglementaire et l’émergence d’acteurs non bancaires qui ont provoqué le déclin de la part relative des grandes banques dans ce qui fut longtemps leur chasse gardée – les métiers de marché. L’offensive des régulateurs dans le sillage de la crise a d’abord conduit à une baisse de la rentabilité de ces métiers, autrefois si profitables que les banques préféraient ne pas afficher trop ouvertement leurs performances. Le rendement des fonds propres, qui dépassait aisément les 15 % avant 2008, fluctue désormais autour de 8 %, même lorsque les conditions macroéconomiques sont favorables.

Les régulateurs ont en outre favorisé malgré eux l’émergence de nouvelles formes de concurrence. En imposant par exemple davantage de transparence, ils ont soutenu le développement d’acteurs comme les chambres de compensation, les places de marché ou même les bases de données financières, venus grignoter des parts de marché au côté des gestionnaires de fonds ou des structures de pur trading, comme XTX.

L’open banking appliqué aux activités de marché

Dans ce contexte, les grandes banques ont privilégié les réductions de coût, la réallocation du capital, ou sont allées explorer d’autres métiers.  Morgan Stanley a mis le cap sur la banque privée et la gestion de fortune , et  Goldman Sachs a poussé les feux dans la banque de détail et l’épargne . « Depuis la crise, les banques ont fait beaucoup d’efforts, mais toujours à modèle constant, constate Gwenhaël Le Boulay, partner au bureau parisien du BCG. La chaîne de valeur des banques a été très peu déconstruite contrairement à d’autres industriesOn pourrait très bien imaginer des banques structurées comme des plateformes, qui distribuent des produits fabriqués en interne ou bien par d’autres. Elles offriraient par exemple la garantie de proposer l’ensemble des produits au meilleur prix ».

Certains produits se prêtent mieux que d’autres à cette approche ouverte d’« open banking », comme les produits simples standardisés, vendus en gros volumes et sur lesquels les marges sont faibles, contrairement aux produits structurés ou exotiques.

Source : les echos

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