Bourse & Actions

Les épargnants n’ont pas assez profité de la hausse

Le nombre de PEA (plan d’épargne en actions) est reparti à la hausse fin 2017, à 4,24 millions de comptes ouverts, après un point bas de 4 millions en cours d’année. Le rebond est appréciable, mais il ne suffit pas à rattraper plusieurs décennies de recul de l’actionnariat individuel dans notre pays. Selon une étude Kantar TNS réalisée pour l’Autorité des marchés financiers (AMF), il ne resterait plus que 3 millions de petits porteurs en France, contre 7,1 millions il y a dix ans.

La première cause de ce désintérêt des Français pour la Bourse est leur légendaire aversion au risque. Cette tendance de fond s’est renforcée avec la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008. Les crises boursières à répétition qui ont suivi n’ont fait qu’aggraver la situation. En plus de cette faible tolérance à la volatilité, le coup de massue fiscal porté aux placements en actions par le gouvernement socialiste en 2012 a découragé de nombreux investisseurs. Les banquiers ont aussi tout fait pour détourner les particuliers de la Bourse, en leur proposant des produits présentés comme sécurisés, en réalité très complexes et fortement chargés en frais de gestion.

Faire des achats réguliers

Mais en matière de placements, nécessité fait loi. La chute des rémunérations offertes sur les placements bancaires traditionnels, comme les livrets bancaires, pousse désormais les épargnants à s’intéresser à des produits financiers plus attrayants. «Dans les conditions actuelles de marché, quand on est à la recherche de rendement, on ne peut que s’intéresser aux actions», expliquait récemment au Figaro Stéphane Boujnah, président du directoire et directeur général d’Euronext NV.

Avec un rendement moyen de 3,2 % pour les actions du CAC 40, quatre fois supérieur à la rémunération servie par les emprunts d’État à dix ans, la différence est en effet substantielle. Surtout lorsqu’il s’agit d’un placement à long terme destiné à préparer sa retraite. Il ne s’agit là que d’une moyenne, certaines grandes valeurs de la cote, comme Total, Axa, Société générale, Sanofi et Orange, rapportent sans difficulté une rémunération annuelle comprise entre 5,50 et 4,50 %. Surtout, les actions battent tous les jours des records de hausse, face auxquels aucun placement indexé sur les taux d’intérêt ne peut rivaliser.

Ces performances aiguisent l’appétit des épargnants, mais les niveaux de cours atteints par de nombreuses sociétés de la cote commencent à faire peur. Est-ce vraiment le moment d’investir avec des marchés au plus haut? Ne vaudrait-il pas mieux attendre une baisse pour entrer à meilleur compte? Toutes ces interrogations sont légitimes. Pour ne pas se trouver confronté au malaise qui taraude bon nombre de nos concitoyens tentés par la Bourse, la meilleure méthode est de procéder à des achats réguliers et de renforcer les positions au fil les opportunités.

C’est ce que recommande Peter Lynch, le célèbre gourou de Wall Street. La méthode a fait ses preuves, elle permet de survivre à toutes les tempêtes et même de se remettre des erreurs inévitables commises en cours de route.

Source : le figaro

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