Placement

Les fonds d’investissement ont initié plus d’un tiers des offres publiques en 2020

Publié le 4 févr. 2021 à 6:16

Depuis le 1er janvier, les fonds de capital investissement sont à la manoeuvre dans les offres publiques en France. Fin janvier, PAI Partners a bouclé son OPA sur Amplitude Surgical, une société spécialisée dans les technologies pour l’orthopédie. Rainbow Holding, derrière laquelle on trouve la société de capital investissement fondée par l’ex-président du directoire de Wendel, Jean-Bernard Lafonta, a pour sa part déposé un projet d’offre publique simplifiée sur Microwave Vision, qui développe des outils pour visualiser les ondes électromagnétiques. Enfin, Naxicap Partners (affilié du Groupe BPCE) est entré en négociations exclusives avec le principal actionnaire d’Eurogerm, expert en croustillant, moelleux, goût et texture dans la filière du blé, coté en Bourse.

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’une année 2020 où les fonds ont déjà été très actifs. L’observatoire des offres publiques en France qu’EY (anciennement Ernst & Young) vient de publier a dénombré que sur les 29 OPA (offres publiques d’achat), OPE (d’échange) et OPR (de rachat) déposées l’an dernier, 11 ont été lancées par ces acteurs financiers. Parmi eux, CVC, Five Arrows, Carlyle, Eurazeo PME, ou encore KKR. A titre d’exemple, en mars 2020, CVC a lancé une OPR (Offre Publique de Retrait) sur le courtier en assurances April ; en avril, Five Arrows a retiré Harvest de la cote.

Soif d’investir

Les sociétés de capital investissement sont toujours assises sur des montagnes de liquidités. Elles ont d’autant plus soif d’investir qu’elles n’ont pas pu le faire autant qu’elles le souhaitaient l’an dernier, à cause du premier confinement et des risques de volatilité sur les marchés.

2020 a été certes une année atypique. Mais, malgré la crise sanitaire, l’effondrement des cours boursiers en mars et du baril de brut en avril, le nombre d’offres publiques s’est globalement maintenu ( seulement une de moins qu’en 2019) . Le dernier trimestre a largement compensé la baisse d’activité observée au premier semestre en nombre d’opérations réalisées. Laissant entrevoir, selon EY, un regain de dynamisme en 2021.

Primes en hausse de 440 points de base

En comparaison avec l’année 2019, les primes offertes par rapport aux cours de Bourse lors des offres publiques ont été en hausse de 440 points de base (27,9 % vs 23,5 %).

L’année 2020 a également été marquée par des acquisitions de sociétés de taille globalement modeste (petites et moyennes capitalisations), à l’exception de l’opération d’envergure de Worldline sur Ingenico d’une valorisation de 7,8 milliards d’euros. 

Parmi les secteurs, c’est la tech (informatique et Biotech-Medtech) qui a attiré encore les acheteurs. En 2020, ce secteur a représenté l’essentiel des opérations, soit un peu plus de 55 %​, contre 45 % en 2019. Il a été suivi par le secteur Industrie Matériaux (17 % des opérations). Le secteur immobilier en revanche a montré un repli significatif, sa part passant de 20 % des opérations en 2019 à 3 % en 2020.

Source : les echos

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