Placement

L’Etat va accorder 100 millions d’euros de prêts participatifs aux TPE

Publié le 13 oct. 2020 à 17:00Mis à jour le 13 oct. 2020 à 17:01

L’Etat complète son arsenal de mesures anti-crise pour venir en aide aux entreprises. A partir de ce mercredi, il va commencer à accorder des prêts participatifs aux petites entreprises qui n’ont pas réussi à obtenir de prêts garantis par l’Etat (PGE) auprès de leur banque ou pour lesquelles ce financement n’est pas suffisant.

L’enveloppe de ce dispositif pourra atteindre jusqu’à 100 millions d’euros, et sera puisée dans le milliard d’euros du fonds de développement économique et social (FDES), déjà voté lors du projet de loi de finances rectificative d’avril dernier.

Ces prêts s’adressent aux entreprises de moins de 50 salariés, dont l’activité a été fragilisée par le contexte de crise sanitaire, et qui peinent à trouver des fonds pour se relancer. En effet, si le PGE a été distribué de façon massive depuis la fin mars, avec à ce jour 588.000 bénéficiaires pour un montant de 121 milliards d’euros, environ 2,7 % des demandes de prêts ont été refusées par les banques selon le décompte fait par Bercy, soit un peu plus de 16.000 entreprises. Elles pourraient faire partie des candidates à ces prêts participatifs.

Un taux de 3,5 % sur sept ans

Le montant moyen des prêts devrait s’échelonner entre 20.000 euros (pour les entreprises de moins de 10 salariés) et 50.000 euros (pour celles de moins de 50 salariés), estime-t-on du côté de Bercy.

Des dérogations jusqu’à 100.000 euros seront octroyées au cas par cas. Après sollicitation du Comité départemental d’examen des difficultés des entreprises (Codefi), les entreprises pourront faire leur demande de prêt sur une plate-forme numérique, développée et gérée par Bpifrance. Une réponse sera apportée sous quinze jours.

Ces prêts seront accordés pour une durée de sept ans, à un taux de 3,5 %, avec le remboursement des seuls intérêts la première année. La facture est donc plus élevée que celle d’un PGE, dont les taux varient entre 1 et 2,5 % selon la durée du prêt. « C’est plus cher qu’un PGE, mais ce n’est pas le même statut. Ces prêts sont assimilés à des fonds propres et permettent aussi de rééquilibrer le bilan », rappelle-t-on à Bercy.

A rembourser en dernier

Ce type de prêts est par ailleurs plus risqué car subordonné à toutes les autres dettes , et donc remboursable en dernier en cas de difficulté. Au total, cette solution doit permettre à des sociétés déjà très endettées d’obtenir malgré tout des financements. « Ces prêts exceptionnels de l’Etat, en apportant des quasi-fonds propres, viendront renforcer à la fois la trésorerie et la structure financière de ces entreprises ».

Aucun secteur n’est ciblé pour l’instant, mais l’hôtellerie et la restauration pourraient être les premiers demandeurs de ces prêts participatifs. Reste à savoir combien cela pourrait coûter à l’Etat, qui propose déjà depuis cet été des avances remboursables et des prêts à taux bonifiés à des PME retoquées par leurs banques , et qui n’a pas nécessairement vocation à demeurer au capital de plusieurs milliers de TPE. Bercy n’a pas fait de simulation sur un éventuel taux de défaut. La situation sera évaluée au fil des semaines et des octrois de prêts.

Source : les echos

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