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L’Europe finit en baisse, plombée par Trump et l’économie Par Reuters

© Reuters. LE BOURSES EUROPÉENNES FERMENT EN BAISSE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont une nouvelle fois fini dans le rouge jeudi, les craintes d’un ralentissement économique durable et d’une recrudescence des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ayant incité les investisseurs à se replier sur les valeurs refuges.

À Paris, le a terminé en baisse de 1,65% à 4.273,13 points, un plus bas depuis le 6 avril. Le Footsie britannique a perdu 2,75% et le a cédé 1,95%.

L’indice a reculé de 1,79%, le de 2,16% et le de 2,17%.

Au moment de la clôture européenne, Wall Street était en baisse, le , le et le perdant entre 0,29% et 0,81%.

La tendance est restée minée par les déclarations du président de la Réserve fédérale américaine. Jerome Powell a dit mercredi s’attendre à une lente reprise de l’économie américaine tout en écartant le recours à des taux d’intérêts négatifs.

Sur le même thème, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a déclaré jeudi qu’il n’envisageait pas non plus le passage de son taux directeur – actuellement à 0,1% – sous zéro tandis que son homologue de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, ne juge pas nécessaire pour le moment de ramener plus bas ses taux, déjà en territoire négatif.

“Les propos de Powell ont porté un coup à l’optimisme qui s’était installé sur les marchés au cours des dernières semaines, car l’assouplissement des restrictions de distanciation sociale avait suscité des attentes d’une reprise économique en forme de V”, a déclaré Raffi Boyadjian, analyste chez XM.

La crainte d’une nouvelle détérioration des relations entre les Etats-Unis et la Chine a aussi accentué au cours de l’après-midi la baisse des marchés des deux côtés de l’Atlantique, le CAC perdant jusqu’à 3,5% en séance.

Donald Trump a de nouveau critiqué la gestion par Pékin de l’épidémie de coronavirus et laissé entendre que l’accord commercial signé en janvier entre les deux premières économies mondiales pourrait être remis en cause.

Le président américain a en outre menacé d’imposer de nouvelles taxes aux entreprises américaines produisant des biens en dehors des Etats-Unis, une autre mesure que son administration pourrait prendre pour éloigner les chaînes d’approvisionnement de la Chine et lever de nouvelles barrières commerciales.

VALEURS EN EUROPE

Aux valeurs individuelles, PSA (PA:) (-5,23%) et Fiat Chrysler Automobiles (NYSE:) (-2,81%) ont fini en baisse après avoir renoncé tous deux à verser un dividende ordinaire au titre des résultats 2019, une décision qu’ils justifient par l’impact de la crise du COVID-19.

Avant dernier du CAC 40, l’action Bouygues (PA:) a cédé 4,62%, le groupe diversifié ayant fortement creusé ses pertes au premier trimestre, conséquence de l’épidémie de coronavirus sur son activité.

En hausse, l’opérateur boursier Euronext a gagné 2,63% après des résultats en hausse et supérieurs aux attentes et EDF (PA:) a pris 1,92% après une baisse de son chiffre d’affaires trimestriel jugée “marginale” par JPMorgan (NYSE:).

LES INDICATEURS DU JOUR

Les dommages causés par la pandémie de coronavirus se sont une nouvelle fois illustrés sur le front de l’emploi américain avec des inscriptions au chômage plus importantes que prévu, à 2,981 millions la semaine dernière contre 2,5 millions attendu.

“Le marché du travail américain reste soumis à une pression énorme bien que le rythme des pertes d’emplois ralentisse”, a déclaré Gus Faucher, économiste en chef chez PNC Financial. “La question clé est de savoir à quelle vitesse les entreprises vont réembaucher dans les semaines à venir alors que les restrictions de mouvement sont progressivement levées.”

CHANGES

Le dollar a atteint en séance un pic de trois semaines face à un panier de devises internationales, soutenu par son statut de valeur refuge et par le rejet mercredi par Jerome Powell d’un recours de la Fed à des taux d’intérêt négatifs.

Le billet vert a aussi profité des propos de Donald Trump favorables à un dollar fort, au lendemain des annonces du président de la Fed.

Face à la vigueur du dollar, l’euro est tombé jusqu’à 1,0773 et la livre sterling à un creux de cinq semaines.

TAUX

Les rendements obligataires de référence poursuivent leur baisse, un mouvement alimenté par le regain d’aversion au risque. Celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, a fini en léger repli à -0,539% et son équivalent américain cède presque quatre points de base à 0,6073%.

PÉTROLE

La baisse surprise des stocks de brut américain la semaine dernière, une première en 15 semaines, favorise la nette hausse du marché.

Le baril de gagne 3,25% à 30,14 dollars et celui du prend 3,24% à 26,11 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Bertrand Boucey)

Source : investing

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