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L’Opep+ maintient la hausse de la production à 400.000 bpj Par Reuters

© Reuters. L’Opep et ses alliés s’en tiennent à leur accord actuel d’une hausse de la production de 400.000 bpj. /Photo d’archives/REUTERS/Dado Ruvic

LONDRES (Reuters) – L’Opep et ses alliés ont décidé lundi de s’en tenir à leur accord actuel d’une hausse de la production de 400.000 barils par jour (bpj) à compter de novembre, faisant grimper les cours pétroliers et renforçant les pressions inflationnistes, malgré les appels en faveur d’une hausse substantielle de l’offre.

Plusieurs grands pays consommateurs, comme les États-Unis et l’Inde, ont demandé à l’Organisation des pays exportateurs de et ses alliés (Opep+) d’augmenter leur offre après la hausse de 50% du prix du cette année.

En août, Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale du président Joe Biden, a exhorté l’Opep+ à augmenter sa production afin de contrer la hausse des prix du pétrole qu’elle considère comme une menace pour la reprise économique mondiale.

Le baril de Brent a dépassé lundi les 81 dollars pour la première fois en trois ans à l’annonce de la décision de l’Opep, alimentant les pressions inflationnistes qui pèsent sur l’économie mondiale.

« Nous allons surveiller la situation, comme nous le savons, la demande baisse généralement au quatrième trimestre (…) nous allons suivre comment le marché va s’équilibrer », a déclaré le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak.

Une source avait indiqué à Reuters avant les discussions que le cartel subissait des pressions croissantes pour une plus forte augmentation de la production mais que la crainte d’une quatrième vague de COVID-19 freinait la prise de risque.

L’Opep+ avait décidé en juillet d’augmenter la production de 400.000 bpj par mois jusqu’en avril 2022 au moins.

Tandis que la demande a rapidement rebondi, l’offre a été perturbée par des facteurs divers, tel que des ouragans aux Etats-Unis et le faible niveau d’investissement dans l’industrie au plus fort de la pandémie.

« Pour le moment, la plupart des producteurs peuvent être à l’aise avec un baril de Brent à 80 dollars mais il y a un risque de revers ou de pression de la part d’acheteurs comme les États-Unis et la Chine, qui appellent ouvertement à une baisse des prix de l’énergie », a écrit dans une note le cabinet de conseil Rystad Energy avant la réunion.

(Reportage Alex Lawler et Ahmad Ghaddar à Londres, Vladimir Soldatkin et Olesya Astakhova à Moscow; version française Claude Chendjou et Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault et Jean-Michel Bélot)

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Source : investing

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