Placement

Oddo BHF rachète Landolt & Cie, la plus ancienne banque privée de Suisse romande

Publié le 15 oct. 2020 à 18:28Mis à jour le 15 oct. 2020 à 18:39

La banque privée franco-allemande Oddo BHF avance ses pions en Europe. Le groupe de Philippe Oddo a annoncé ce jeudi conclure l’acquisition de la plus ancienne banque de Suisse romande, Landolt & Cie.

La banque du boulevard de La Madeleine à Paris s’ouvre ainsi un troisième marché après l’Allemagne avec le rachat de BHF en 2016, cumulant dans le pays quelque 6 milliards d’euros d’actifs.

« En poursuivant notre expansion en Suisse grâce à la présence de Landolt à Lausanne et au centre patrimonial international qu’est Genève, en plus de notre présence historique via BHF à Zurich, nous nous ancrons pour le long terme sur un marché coeur de la banque privée en Europe, dans un environnement légal stable, au pouvoir d’achat élevé et en croissance », se félicite Joachim Häger, responsable de la banque privée du groupe.

Des acquisitions pas à « n’importe quel prix »

A cette occasion les deux actionnaires de la banque helvétique, Pierre Landolt -lié à la famille actionnaire de Novartis au travers de la Fondation Sandoz- et Thierry Lombard – ancien associé gérant de la banque Lombard-Odier quittée en 2015 pour Landolt & Cie- vont entrer au capital de Oddo BHF à hauteur de 3 à 4 %.

Ils seront ainsi associés à la famille Oddo (60 %), aux salariés (30 %) et d’autres actionnaires, dont le holding des Bettencourt Meyers, Téthys, ainsi que Natixis.

Oddo BHF poursuit ainsi son expansion en Europe, par alliance comme par acquisition. Après son partenariat avec Natixis en 2017, la banque familiale a annoncé en septembre un accord avec ABN Amro sur les marchés actions au Benelux en septembre, et ce mercredi en Espagne avec BBVA.

Après près d’une vingtaine de rachats conclus en 20 ans, elle n’en a visiblement pas terminé. « La dynamique de marché de la banque privée va s’accélérer avec le Covid, la pression sur les coûts et les marges d’intérêt affectant la rentabilité de nombreux établissements. S’il y a des opportunités qui font sens sur le plan économique et stratégique, nous les regarderons », indique le responsable. Mais « pas à n’importe quel prix », le groupe restant concentré sur sa croissance organique rentable.

En Allemagne au printemps, le groupe de Philippe Oddo avait laissé partir l’Allemand Bankhaus chez le chinois Fosun. En France, le groupe a également préféré décliner l’acquisition de Meeschaert . Les négociations pour une reprise de la banque privée de HSBC dans l’Hexagone sont aussi à l’arrêt depuis plusieurs mois.

Source : les echos

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