Bourse & Actions

Où l’on reparle des écarts de valorisation

Publié à l’origine sur la Bourse au quotidien.fr

Bonjour à tous !

Après quatre séances consécutives en territoire négatif, le repart de l’avant ce vendredi. Il avait débuté la semaine sur des niveaux de 4 560 points et est brièvement passé sous les 4 200 points hier, mais cote en ce moment autour de 4 300/4 335 points.

Prudence néanmoins car cette hausse a tout de la reprise technique en bonne et due forme. Les volumes sont au surplus limités alors que les publications sont très peu nombreuses.

Du côté macroéconomique, on signalera la bonne tenue de la production industrielle chinoise, en augmentation de 3,9% le mois dernier en glissement annuel, alors que le consensus tablait sur une progression de seulement 1,5%.

Concernant les marchés américains, je persiste à penser que Wall Street est surévalué dans le contexte actuel, avec un PER compris entre 20 et 22, ce qui me paraît élevé et peu sain alors que le plus gros des répercussions économiques de la pandémie de Covid-19 est encore loin d’être derrière nous. Les bénéfices des entreprises ont ainsi reculé de 13,2% au premier trimestre aux Etats-Unis et ils devraient chuter de 40% sur la période avril-juin, pour ne citer que cela…

Il existe aussi un réel problème de pondération sachant que l’ensemble “GAFAM” + Netflix (NASDAQ:) pèse à lui seul un quart de la capitalisation boursière du , l’indice élargi américain. A cela s’ajoutent des disparités sectorielles importantes, avec des PER compris entre 11 et 13 dans les compartiments bancaire et de l’énergie… et entre 25 et 27 dans ceux de la “tech” et de la santé.

Alors que les provisions n’ont de cesse d’augmenter dans la banque et que le marché de l’énergie reste extrêmement fragile, notamment en raison du déséquilibre entre l’offre et la demande pétrolières, je doute que cet écart se réduise de sitôt. Le “stock picking” sectoriel, un phénomène que l’on peut aussi observer sur la cote parisienne, devrait avoir de beaux jours devant lui…

D’une manière plus générale, j’envisage toujours un reflux du CAC40 vers les 4 000 points, ne serait-ce que parce que, sur le fond, nous sommes incapables de gérer une crise sanitaire de cette envergure. De nombreux économistes ont encore bien du mal à adapter leurs modèles, à défaut d’une grille d’analyse pertinente, et ce que nous vivons aujourd’hui n’a rien à voir avec par exemple la crise des subprimes.

Le mal est plus profond, mais cela n’empêche pas l’existence ou l’émergence d’opportunités. A nous, aux Publications Agora, de vous dire quand et comment les saisir.

Portez-vous bien, restez prudent et à lundi !

Source : investing

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