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Plan de relance : les autorités font aussi appel aux épargnants

Publié le 19 oct. 2020 à 18:17Mis à jour le 19 oct. 2020 à 18:55

L’un des serpents de mer de l’épargne refait surface : comment orienter les économies des Français vers les entreprises ? La question est revenue sur le devant de la scène, car pendant la période de confinement, ils ont atteint un surcroît d’épargne de 87 milliards d’euros.

Or, la moitié de cet « excédent » d’épargne est le fait des 10 % les plus aisés que des produits d’épargne pourraient intéresser. Une part de la réponse pourrait résider dans un nouveau label « Relance » donné à des fonds « qui s’engageront à mobiliser rapidement des ressources nouvelles » pour les entreprises françaises, indique Bercy.

Avec ce label, le gouvernement cherche à concilier deux objectifs : renforcer les bilans des entreprises françaises, et toucher un maximum d’épargnants. Les fonds de capital-investissement répondent à la première exigence, mais ils sont réservés aux investisseurs professionnels.

Dix premiers fonds labellisés

Pour démocratiser l’accès au label, des fonds ouverts investis dans des sociétés cotées sont également éligibles. Ils doivent investir une part significative de leurs encours dans des actions d’entreprises françaises, dont des petites capitalisations.

Et surtout s’engager à participer à des augmentations de capital ou des introductions en Bourse. Cet engagement représente toutefois une obligation morale plus qu’une exigence absolue.

Les autorités ont ainsi présenté les dix premiers fonds labellisés, la majorité en capital-investissement. Quatre fonds ouverts au grand public et investis sur les marchés sont également concernés. Les plus grands acteurs français de la gestion sont derrière eux : Amundi, BNP Paribas AM et Natixis, via son affilié Mirova.

Les fonds labellisés Relance et investis dans des sociétés non cotées seraient couverts par un système de garantie géré par Bpifrance. Une garantie financée par des primes versées par les fonds et par une partie de leurs plus-values. L’Etat prévoit en outre en cas de déséquilibre, une ligne de 150 millions d’euros.

Trois semaines pour répondre

Reste à voir si ce « label » sera assez cohérent dans son contenu, les fonds pouvant s’en prévaloir par défaut si l’administration ne s’est pas prononcée dans les trois semaines.

« Les fonds seront soumis à , d’environnement et de mesure de leur impact sur les soutiens aux territoires, y compris au ministère des Finances. Nous serons également particulièrement vigilants au pilotage des fonds sous label Relance, leur gestion étant comme les autres soumise au regard au travers notamment de notre commission de déontologie », explique Dominique Gaillard, président de France Invest.

Source : les echos

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