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Portés par les cours du pétrole, les marchés progressent fortement

Serait-ce le retour de l’euphorie ? Ce lundi, les marchés européens sont en forte hausse, notamment portés par la forte appréciation des cours du pétrole nord américain (WTI) qui a passé la barre des 30 dollars pour la première fois depuis deux mois. Les places financières européennes progressent toutes nettement en début de matinée : à Paris, le CAC 40 gagne 2,09 % à 4.365 points, à Francfort, le DAX progresse également de 2,4 % tandis que le Footsie, à Londres, prend 2,24 %. Aux Etats-Unis, les futures du S & P 500 grimpent également de 1,5 %.

Les marchés espèrent désormais une reprise rapide de l’activité économique, après le desserrement des mesures de confinement partout en Europe. « L’assouplissement des restrictions continue », tandis que les « chiffres d’infection restent stables », laissant « espérer un retour prochain à la normalité », estime Milan Cutcovic, analyste chez AxiTrader. En France, l’Autorité des marchés a ainsi suspendu l’interdiction de la vente à découvert, témoignant de ce retour progressif à un contexte économique plus normal.

Mais cette hausse est essentiellement portée par le regain de santé récent des cours du pétrole. Ce lundi, le baril de WTI, la référence américaine, progresse en effet de plus de 5 % et repasse la barre des 30 dollars pour la première fois depuis deux mois et le contre-choc pétrolier dû à l’effet conjoint de la chute de la demande et à la montée des tensions entre la Russie et l’Arabie Saoudite. Le baril de Brent de la mer du Nord a repassé les 30 dollars le 5 mai dernier et s’échange ce lundi à un peu plus de 33 dollars.

Baisse de la production de pétrole

Reste que cette hausse est essentiellement due à la baisse de la production continue mais pas encore à un retour de la demande. Le nombre de puits en activité aux Etats-Unis chute pour la neuvième semaine d’affilée, à des niveaux jamais atteint depuis plus d’une décennie, tandis que les stocks au centre de stockage clé de Cushing, en Oklahoma, ont diminué pour la première fois depuis fin février.

Les symptômes de l’effondrement n’ont en effet pas encore tous disparu, expliquant le moindre enthousiasme des marchés par rapport au mois d’avril. « Les investisseurs restent coincés entre de meilleures nouvelles sur le virus et la relance, d’une part, et les bénéfices et la réalité économique, d’autre part, note Esty Dwek, responsable des stratégies de marché de Natixis Investment Managers Solutions. Le sentiment est devenu plus fragile ce mois-ci par rapport à l’optimisme d’avril »

Source : les echos

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