Placement

Un expert des cosmétiques et de l’alimentaire investit dans la néobanque Revolut

Publié le 24 juil. 2020 à 17h11Mis à jour le 24 juil. 2020 à 17h40

C’est un nouveau profil d’investisseur qui s’invite au capital de Revolut. La néobanque britannique – dont les actionnaires sont plutôt des acteurs de la tech ou de la finance – a annoncé l’arrivée à son tour de table de TSG Consumer Partners, avec un investissement de 80 millions de dollars.

Ce fonds de capital-investissement californien, créé en 1987, est spécialisé dans le domaine des biens de consommation et le développement de marques grand public. Il est présent dans des secteurs aussi variés que les cosmétiques, l’alimentation, les produits ménagers ou encore les salles de fitness.

Avec ce nouvel actionnaire, Revolut, qui revendique plus de 12 millions de clients dans le monde, cherche à encore « muscler » sa stratégie de marque. « Ayant déjà soutenu certaines des entreprises de consommation les plus prospères et les plus innovantes de ces dernières années, nous sommes très heureux de les avoir à nos côtés », a commenté Nik Storonsky, le PDG fondateur de la néobanque, cité dans un communiqué.

Des vélos, des bières… et une fintech

« Revolut s’est imposée comme une marque grand public de premier plan dans le secteur dynamique et en pleine croissance de la fintech », a déclaré Colin Welch, le directeur général de TSG. Le fonds, présent au capital du brasseur Brewdog et du fabricant de cycles Canyon, a ouvert l’an dernier des bureaux à Londres, sa première implantation hors des Etats-Unis, précisément pour se développer sur le marché européen.

Cette transaction permet à la fintech britannique de compléter et boucler la levée de fonds de 500 millions de dollars réalisée en février dernier. Revolut flirte désormais avec le milliard de capitaux (916 milliards de dollars) levés en cinq ans auprès d’investisseurs, essentiellement des fonds spécialisés dans la tech, comme l’américain TCV, le suisse Lakestar ou encore DST Global, le fonds créé par le milliardaire israëlo-russe Youri Milner. La société reste valorisée 5,5 milliards de dollars.

Son PDG Nik Storonsky l’assure : il « ne [cherchait] pas activement à lever des capitaux supplémentaires ». Cet argent servira néanmoins à financer la poursuite du développement de la néobanque, qui continue d’étoffer sa gamme de services et de produits. Elle prépare notamment le lancement dans les prochaines semaines d’un nouvel outil de gestion des abonnements pour ses clients. Et travaille toujours à l’élaboration de nouvelles offres de crédits.

L’impact de la crise

Ces fonds permettent surtout à Revolut de voir venir. La société n’est toujours pas rentable, et la crise du coronavirus a mis à mal les modèles économiques des néobanques , basés sur l’acquisition rapide et massive de clients, avec des services peu coûteux. Revolut, dont les revenus issus des transactions par cartes ont diminué pendant le confinement, a d’ailleurs commencé à faire évoluer certains tarifs à la hausse.

Dans ce contexte, la néobanque londonienne reste également à l’affût des opportunités d’acquisitions dans le secteur. Interrogé par le Financial Times en mai, Nik Storonsky avait indiqué qu’une partie du demi-milliard de dollars levés en début d’année servirait aussi à financer de la croissance externe.

Source : les echos

Autres articles à lire

Frais bancaires : Bercy tente de reprendre la main

administrateur

Plafond à 50 euros: le paiement sans contact explose

administrateur

L’affaire Boohoo, un cas d’école pour l’investissement responsable

administrateur

Coronavirus : l’appétit phénoménal des investisseurs pour l’or

administrateur

Crédit Mutuel Arkéa : Jean-Pierre Denis prend du champ

administrateur

Seize banques européennes s’unissent pour s’affranchir de Visa et Mastercard

administrateur