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Wall Street attendue en baisse, les taux remontent Par Reuters

© Reuters. Wall Street est attendue en repli tandis que les Bourses européennes évoluent autour de l’équilibre lundi à mi-séance. Les contrats à terme de Wall Street signalent une ouverture en baisse de 0,3% à 0,6%. /Photo d’archives/REUTERS/Carlo Allegri

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en repli tandis que les Bourses européennes évoluent autour de l’équilibre lundi à mi-séance, les investisseurs restant tourmentés par les signes de pressions inflationnistes et par les difficultés financières du géant immobilier China Evergrande.

Les contrats à terme de Wall Street signalent une ouverture en baisse de 0,3% à 0,6% après la nette progression observée vendredi, à la faveur des espoirs autour du traitement expérimental du COVID-19 développé par Merck.

À Paris, le cède 0,12% à 6.510,17 vers 11h25 GMT. À Francfort, le abandonne 0,14% et à Londres, le gagne 0,01%.

L’indice paneuropéen perd 0,07%, l’ de la zone euro est en baisse de 0,29% et le de 0,1%.

Les marchés mondiaux restent minés par plusieurs incertitudes, à commencer par le dossier Evergrande et son implication pour l’économie chinoise.

La cotation du promoteur immobilier, lourdement endetté, a été suspendue à Hong Kong dans l’attente d’une annonce concernant une opération majeure. Selon la presse chinoise, le groupe va céder une participation majoritaire dans une de ses filiales pour plus de 5 milliards de dollars (4,43 milliards d’euros), une opération qui serait la plus importante vente d’actifs jamais réalisée par Evergrande.

« Vendre un actif signifie qu’ils essaient toujours de lever des fonds pour payer les factures », a déclaré Ezien Hoo, analyste d’OCBC. Les incertitudes sur le plafond de la dette aux Etats-Unis, l’adoption des plans budgétaires, la politique commerciale à l’égard de la Chine de l’administration Biden et la publication vendredi du rapport mensuel sur l’emploi américain freinent également la prise de risque. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

L’action Tesla (NASDAQ:) prend 3% dans les échanges avant l’ouverture des marchés américains après que le constructeur automobile a annoncé des livraisons record au troisième trimestre.

VALEURS EN EUROPE

Les secteurs bancaire (-1,07%) et de l’automobile (-0,77%) comptent parmi les victimes des craintes d’un ralentissement de la croissance mondiale, notamment en Chine.

Le secteur européen de la technologie (-0,71%) est aussi délaissé après avoir déjà nettement reculé la semaine dernière sur fond de remontée des rendements obligataires. A Paris, STMicroelectronics (PA:) cède 1,43% et Atos (PA:) 1,19%.

La chaîne britannique de supermarchés Morrisons recule de 3,77% après que le groupe de capital-investissement Clayton, Dubilier & Rice (CD&R) a remporté les enchères pour son rachat en offrant sept milliards de livres sterling (8,2 milliards d’euros).

En hausse, Ryanair (LON:) gagne 2,62%, IAG (LON:) 0,93% et Air France-KLM (PA:) 1,37% après une information du Sunday Telegraph sur une réduction du nombre de pays placés sur « liste rouge » par le Royaume-Uni de 54 à neuf.

CHANGES

Le dollar cède un peu de terrain face à un panier de devises internationales (-0,19%) mais reste proche du pic d’un an atteint la semaine dernière.

Ricardo Evangelista, analyste d’ActivTrades, estime que le billet vert pourrait repartir de l’avant avec « l’attente croissante d’une réduction progressive des taux d’intérêt par la Réserve fédérale en novembre » et le repli de l’appétit pour le risque, motivé par « l’anxiété des investisseurs concernant la crise Evergrande et son potentiel de contagion à d’autres marchés, ainsi que les problèmes logistiques mondiaux et la hausse des prix de l’énergie ».

L’euro en profite pour avancer à 1,1628 dollar.

TAUX

Les rendements de référence repartent à la hausse: celui du dix ans américain progresse de trois points de base à 1,4979% et son pendant allemand de plus d’un point à -0,206%.

« On a l’impression que les préoccupations liées à l’inflation sont plus importantes en ce moment (…) On peut appeler cela la stagflation, où l’on a une inflation plus élevée et une croissance plus faible et peut-être que les marchés jouent ce thème aujourd’hui », a déclaré Rene Albrecht, stratège en matière de taux chez DZ Bank.

Le vice-président de la Banque centrale européenne, Luis de Guindos, a averti lundi que certains des facteurs du récent pic inflationniste, comme les goulets d’étranglement et la hausse des prix de l’énergie, avaient un impact « structurel » et pourraient conduire à des revendications salariales alimentant encore l’inflation.

PÉTROLE

Les cours du sont stables avant le début de la réunion de l’Opep+, qui pourrait déboucher sur le maintien de l’accord actuel d’une hausse de production de 400.000 barils par jour à compter du mois prochain, ont déclaré trois sources.

Le est inchangé à 79,59 dollars le baril et le brut américain à 76,06 dollars.

(Reportage Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

Source : investing

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